Action Intermittence est une organisation professionnelle
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Le FEEIG est géré par l’Association Action Intermittence dans le cadre d’une convention tripartite quadriennale conclue avec :
- la Ville de Genève – Département de la culture et de la transition numérique ;
- la République et Canton de Genève – Département de la cohésion sociale – Service cantonal de la culture.
Le FEEIG ne constitue pas une entité juridique autonome et ne dispose ni de statuts ni de membres. Une stricte séparation des pouvoirs entre l’employeureuse et la personne employée est appliquée. En conséquence, une personne morale employeuse ne peut devenir membre de l’Association Action Intermittence, constituée conformément à ses statuts et composée uniquement de membres physique.
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ACTION INTERMITTENCE*, fer de lance à Genève, a obtenu en 2003 le statut dit intermittent via la LACI/OACI par voie d’ordonnance, alignant ainsi la Suisse au régime accordé en Europe, notamment en France, aux artisan·es de la culture que sont les personnes salariées soumises à des contrats à période déterminée. Notre Association a su collaborer avec les organisations nationales professionnelles et syndicales. Celles-ci ont soutenu notre démarche depuis 1997. En 2021, l’Association est devenue membre SUISSECULTURE.
L’association existe depuis 1997 – allez à la page “historique” de ce chapitre.
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En juin 1997
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Une révision de l’assurance-chômage faisait passer de 6 à 12 mois la période de cotisation nécessaire pour l’ouverture d’un délai-cadre d’indemnisation; cette révision était problématique pour les personnes salariées intermittentes du domaine de la culture. À Genève, une pétition alerte l’opinion et demande l’intervention des pouvoirs publics. Plus de 20’000 signatures sont récoltées dans les théâtres et auprès des professionnel·les. La presse s’empare du sujet et la question de l’intermittence, notamment dans les métiers du spectacle et de l’audiovisuel, est mise au grand jour. Dès lors, l’ensemble des acteurices de la branche culturelle demande que soit mise en place au plan fédéral une solution intelligente, tenant compte raisonnablement des spécificités professionnelles de ces métiers.
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En 1998
La Ville de Genève, convaincue par la nécessité de réagir à la situation préoccupante des personnes salariées intermittentes, alloue pour la première fois le montant de CHF 300’000.- par an à un Fonds d’encouragement à l’emploi des personnes salariées intermittentes genevoises. Sous le label « Action Intermittents », l’Association voit le jour et le Fonds s’étend au Canton de Genève puis, par la suite, aux personnes intermittentes vaudoises grâce à un soutien financier du Canton de Vaud. Un Fonds « Jeunes personnes salariées intermittentes», avec un règlement spécifique d’application, alimenté par la Loterie Romande, voit le jour (1).
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En 2003
Les parlementaires reconnaissent la situation particulière des personnes salariées intermittentes dans le secteur de la culture et ajoutent dans la loi un alinéa, qui délègue au Conseil fédéral le pouvoir de fixer le mode de calcul de la période de cotisation pour cette catégorie professionnelle.
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L’article 13 al. 4 de la LACI (annexe 1) donne au Conseil fédéral la compétence de fixer des règles de calcul et la durée des périodes de cotisation tenant compte des conditions particulières pour les personnes assurées qui tombent au chômage après avoir travaillé dans une profession où les changements d’employeureuses et les contrats de durée limitée sont usuels.
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Le Conseil fédéral précise par voie d’ordonnance (annexe 2), article 12a OACI que dans les professions où les changements fréquents d’employeureuses et les contrats de durée limitée sont usuels (art. 8), la période de cotisation déterminée selon l’art. 13 al. 1 LACI est multipliée par deux pour les 30 premiers jours du contrat de durée déterminée.
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Cette disposition permet à de nombreuses personnes intermittentes de conserver leur droit aux indemnités de chômage, élément indispensable à la survie économique de la plupart des acteurices culturelles soumises à des contrats à périodes déterminées. https://cultureenjeu.ch/papier/numero-7/entree-en-scene-des-intermittents/
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En 2009
L’Association connaît une restructuration profonde sur plusieurs années avec la mise en place d’un nouveau Comité, d’une direction et d’une administration pour le FEEIG. Les objectifs et les actions entreprises visent à maintenir le dispositif du FEEIG, éclaircir les questions liées au MMT et à poursuivre les démarches concernant la majoration de l’article 12a en vue de la nouvelle révision de la LACI.
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En 2010
La révision en cours de la LACI menace à nouveau gravement les métiers du spectacle et de l’audiovisuel. Dès lors, Action Intermittents* s’attèle à la tâche auprès des associations faîtières afin de demander un nouvel aménagement dans le cadre de l’article 12a. En octobre 2010, la population Suisse accepte la révision de la LACI (passage de 12 à 18 mois du nombre de mois cotisés). Il est à noter que tous les cantons romands l’ont refusée à une très large majorité (2).
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En janvier 2011
Le Comité 12a – accompagné par notre ex-gestionnaire, Jean-Michel Cruchet, et soutenu par Action Intermittents* ainsi que de nombreux organismes – prend le relais des travaux entrepris en demandant – dans le cadre de la procédure de consultation – une modification de l’article 12a. En mars 2011, le Conseil fédéral précise à nouveau par voie d’ordonnance (article 12a OACI) que le doublement des 60 premiers jours d’un contrat à durée déterminée serait effectif dès le 1er avril 2011.
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En avril 2011
Action-Intermittents* obtient avec soulagement la réponse officielle du Canton de Genève – Département de la Solidarité et de l’Emploi (DSE) – que le Fonds géré par l’association ne peut pas être assimilé à une MMT. Par conséquent, les bénéficiaires ne seront pas soumis à l’art 23. al. 3 bis LACI. Ce qui aurait provoqué des conséquences désastreuses pour les personnes salariées intermittentes.
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En mai 2011
Le Comité 12a, soutenu par la Ville de Genève et de nombreux organismes dont Action-Intermittents*, est intervenu avec succès pour une égalité de traitement entre chaque citoyen et citoyenne en obtenant la rétroactivité effective de l’art 12a OACI pour les délais-cadre en cours, ouverts avant le 1er avril 2011.
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En 2018
L’Assemblée générale extraordinaire du 15 octobre vote le principe du passage en épicène du nom de l’Association. La modification des statuts a été votée lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 5 décembre 2019. Le nom ACTION INTERMITTENCE* est approuvé à la majorité des personnes membres présentes.
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En 2019
À l’annonce du semi-confinement, ACTION INTERMITTENCE n’a pas ménagé ses efforts. L’Association propose, sans relâche en collaboration avec les associations faîtières, une initiative parlementaire. Cette initiative a pour objectif d’obtenir des droits via la prolongation du délai-cadre. En 2021, reconnues pour la première fois – dans le cadre de la loi d’urgence COVID-19 – les personnes salariées intermittentes (au bénéfice de l’assurance-chômage) obtiennent la possibilité de recevoir des indemnités.
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En 2021
En février 2021, grâce à une lutte menée depuis plus d’une année, le Parlement décide d’accepter le principe d’indemniser les personnes salariées intermittentes dans le cadre de la Loi d’urgence COVID-19. Le terme d’intermittent est pour la première fois utilisé dans la documentation explicative concernant cette indemnisation pour pertes financières. C’est une première victoire qui permet de signifier que cette catégorie de personnes physiques – que sont les personnes salariées avec des contrats à durée déterminée – existe et doit être prise en compte. Ces travailleureuses de la culture n’ont pas un statut d’indépendant mais de salarié.
Il est à noter que le 13 septembre, sur proposition du Maire, Sami Kanaan, le Conseil administratif décide d’octroyer une médaille “Genève Reconnaissante” à notre directrice, Fabienne Abramovich. La Ville de Genève tient ainsi à saluer son engagement militant et professionnel exceptionnel en faveur de l’amélioration du statut professionnel des artistes ainsi que des acteurices culturelles.
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En 2022
Une grande confusion persiste avec les statuts de salarié et d’indépendant selon le Code des obligations. Notre combat continue avec une information de plus en plus accrue, notamment auprès des instances administratives et autorités politiques, car aujourd’hui – ce statut spécifique – acquis de longue lutte dans le cadre de la LACI via l’OACI – est peu compris, remis en cause, voir il n’existerait pas ou alors il faudrait en créer un…
Une personne salariée peut également être indépendante si elle obtient ce statut. Seule une personne salariée peut – en cas de perte de son emploi – démarcher auprès de l’assurance chômage. Les personnes salariées intermittentes (avec des contrats à durée déterminée et changements d’employeureuses fréquents) ont bel et bien un statut spécifique. Cependant celui-ci s’inscrit uniquement dans le cadre de la LACI via l’OACI (art 12a et art 8). Ce qui est stricto-sensu le cas dans d’autres pays d’Europe tel que la France. Il est à préciser également que ce statut spécifique n’a rien à envier au statut français ou belge ! Bien au contraire…
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En 2023
ACTION INTERMITTENCE lance une campagne d’information et de sensibilisation dans les quatre langues nationales concernant les statuts de salarié et d’indépendant en relation avec le droit du travail. Voir page Campagne d’information.
1 En 2009, Action-Intermittents transmet, suite à de nombreux débats, au Syndicat Suisse Romand du Spectacle, le soin de gérer le Fonds des personnes salariées intermittentes vaudoises. L’Assemblée Générale de juin 2009, qui s’est tenue à Lausanne, entérine cette volonté de la part des membres. Actuellement ce Fonds n’existe plus. Par ailleurs, Le Fonds Jeune est une expérience pilote menée par Monsieur Jean-Michel Cruchet au sein d’Action-Intermittents*. Cette expérience s’est poursuivie jusqu’en 2010. Dès l’été 2009, après de nombreuses années au service pour l’Association, notre gestionnaire phare, Jean-Michel Cruchet ainsi que notre Président, Jacques Michel donnent leur démission. Dès lors, notre Association s’attelle à une profonde restructuration. Une membre co-fondatrice, Fabienne Abramovich secondée par Daniel Gibel – membre du Comité – solidifient la structure avec un nouveau Comité sur des bases collégiale et démocratique.
2 Organismes principaux qui ont soutenu l’action du Comité12a, en 2010 – ACTION INTERMITTENTS*, ARF/FDS, ACT, Collectif Rosa, Danse Suisse, Forum Romand du Cinéma, Pool des théâtres Romand, RAAC, SBKV, SMV, Suisse Culture, SSA, SSFV, SSRS,UTR, UTS.
*. En 2015 : Le nom de l’association passe en épicène et devient Action Intermittence.
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En juin 1997
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Depuis 1997, elle se donne pour missions de :
- Gérer les Fonds qui lui sont alloués en conformité avec son cahier des charges et le règlement d’application du Fonds d’encouragement à l’emploi des personnes salariées intermittentes du domaine des arts et de la culture.
- Proposer dans le cadre des assurances sociales des aménagements qui prennent en compte les particularités des professions des arts et de la culture.
- Sensibiliser et informer les pouvoirs publics et le secteur de la culture quant à l’existence – au niveau fédéral – du Statut intermittent acquis en 2003 au sein de la LACI via l’OACI grâce à l’introduction des Articles 12a et 8.
- Contribuer à l’amélioration du statut social de l’artiste et des acteurices du domaine des Arts et de la culture en valorisant les barèmes de rémunération recommandés par les partenaires sociaux de chaque domaine artistique.
- Informer efficacement les professionnel.les sur leur situation et leurs droits et leurs devoirs en matière d’assurance-chômage.
- Travailler et mener des actions en coordination avec les organismes culturels et les associations liées aux métiers des arts et de la culture.
- Susciter un engagement accru des organisations professionnelles ou syndicales concernées en faveur des personnes salariées intermittentes, favoriser une meilleure coordination de leurs activités dans ce sens et obtenir leur soutien à “Action Intermittence”.
- Sensibiliser les autorités culturelles, les médias et un public plus large sur les réalités économiques et les problèmes particuliers rencontrés par les professionnel·les du domaine des arts et de la culture dans l’exercice de leurs métiers (peu importe leur statut selon le code des obligations du travail : indépendant ou/et salarié).
ENCOURAGEMENT À L’EMPLOI ET CONDITIONS-CADRES
Afin d’encourager une dynamique à l’emploi et de limiter les périodes de chômage pour les personnes salariées intermittentes du domaine des arts et de la culture. En 1997, Action Intermittents* a créé un Fonds de soutien qui a soutenu financièrement l’emploi de centaines de personnes professionnelles. Entre 2000 et 2008, 739 contrats ont été cofinancés* (Ville et Cantons de Genève et Vaud) pour une valeur totale de 5,1 millions de francs, ce qui représente plus de 1700 mois de travail. Depuis, plus de 2500 contrats ont été co-financés. Autant de périodes contractuelles durant lesquelles les personnes salariées intermittentes n’ont pas eu à solliciter des indemnités auprès de l’assurance-chômage. Par ailleurs, Action intermittence est sollicité pour de nombreuses expertises et demandes de conseils professionnels.
* En 2015 : Le nom de l’association passe en épicène et devient Action Intermittence.
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Selon les indications et votes de l’Assemblée générale du 13 juin 2024
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équipe(at)action-intermittence.ch
Le Comité d’Action Intermittence est représentatif des différentes disciplines et professions artistiques dans le domaine des arts de la scène, de l’audiovisuel, des arts plastiques et des médias. Pour 2024, nous devons enrichir le Comité avec une personne représentante des MEDIAS et de la DANSE. En 2022, nous avons accueilli Julie Marmet pour les Arts plastiques et nous nous réjouissions de cette collaboration. Nous saluons le travail ainsi que ses qualités humaines de Jean-Louis Johannides, comédien, metteur en scène – actif dans le Comité depuis 2010. Celui-ci quitte sa fonction pour se consacrer à d’autres activités.
L’Assemblée générale statutaire du 13 juin 2024 a ré-élu les personnes membres du Comité suivantes :
Théâtre
Alexandra Tiedemann, comédienne – Présidente
alexandra.tiedemann(at)action-intermittence.chThéâtre et Cinéma
Paulo dos Santos, acteur, réalisateur et performeur – Trésorier
paulo.dos-santos(at)action-intermittence.chCinéma
Daniel Gibel, monteur film – vice-Président
daniel.gibel(at)action-intermittence.chMusique
Cyril Bondi, musicien – membre
cyril.bondi(at)action-intermittence.chArts plastiques
Julie Marmet, plasticienne, membre
julie.marmet(at)action-intermittence.ch -
Merci de vous rendre à la page du site dédiée au règlement intérieur concernant la qualité de membre : https://action-intermittence.ch/devenir-membre/
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Merci de vous rendre à la page du site dédiée au règlement d’application du Fonds d’encouragement à l’emploi des personnes intermittentes genevoises (FEEIG) concernant la qualité de membre :
https://action-intermittence.ch/feeig/reglement/ -
- Action Intermittence est contractuellement liée à Safespacesculture – https://safespacesculture.ch/
- Nous traitons tous les dossiers de manière confidentielle avec les réserves d’usages professionnelles afin de préserver un espace de confidentialité et de respect des données.
- Afin de conserver une équité envers nos membres aucune publicité pour des spectacles, films, concerts, expositions ou encore des informations concernant des cours, stages, modules de formations ne sont annoncés sur notre site ou par newsletter. Nous transmettons uniquement les informations liées à notre mission et cadre statutaire.
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Bonjour et bienvenue !
Merci à vous de nous écrire à : contact(at)action-intermittence.ch !
Vous recevrez un message qui vous donnera les première indications et informations utiles.Action Intermittence
Case Postale
1211 Genève 2
